Les causes de la cystite : pourquoi est-elle si fréquente ?

cystite

La cystite est une contamination des voies urinaires située dans la vessie. Dans la plupart des cas, elle est due à une bactérie connue sous le nom d’Escherichia coli. D’autres bactéries peuvent en être également la cause. Cette maladie survient en cas de pénétration et de multiplication de l’Escherichia coli dans le tube digestif. Pour des raisons anatomiques, cette infection est plus manifeste chez les femmes.

Généralités sur la cystite ou infection urinaire

L’infection urinaire, aussi appelée cystite ou inflammation de la vessie, est la deuxième raison de la consultation médicale et de la prescription d’antibiotiques. Elle se présente par des sensations de brûlure, des douleurs du bas du ventre ou encore des envies permanentes d’uriner. Des douleurs dans le bas du dos ou dans le bas du bassin peuvent aussi être une cystite symptôme. Il est difficile d’estimer la prévalence exacte, car environ la moitié des infections urinaires ne nécessitent pas de traitement et guérissent d’elles-mêmes avec une bonne hydratation. En France, l’incidence annuelle s’estime entre quatre et six millions de cas. Les chiffres indiquent que chez les femmes, l’affection est 50 fois plus fréquente que chez les hommes. En effet, 25 à 50 % des femmes développent au moins une cystite le long de leur vie. Il s’agit d’une maladie anatomique engendrée par des bactéries. Dans les faits, l’urètre, c’est-à-dire le canal permettant à l’urine de s’écouler vers l’extérieur de la vessie, est très court chez les femmes. Ce qui permet aux bactéries situées près de l’anus ou sur la vulve de remonter facilement l’urètre et de s’emparer de la vessie. À cause de cette proximité, ce sont les bactéries provenant de la flore intestinale qui engendrent cette infection de façon récurrente.

Une multitude des bactéries qui peuvent déclencher une cystite

Plusieurs bactéries peuvent être à l’origine des cystites aiguës. À savoir l’Escherichia coli, une bactérie intestinale responsable de 75 % à 90 % des affections. Les infections engendrées par la bactérie intestinale appelée Staphylococcus saprophyticus sont de l’ordre de 5 à 20 %. D’après les études, la prévalence oscille entre 1 et 42 %. Chez les jeunes femmes, Staphylococcus saprophyticus est fréquente, mais après la ménopause, elle devient beaucoup plus rare. Pour finir, Klebsiella pneumoniae, Proteus mirabilis et Enterobacter sont associées à 1 % à 3 % de cystite cause. Nombreuses autres bactéries peuvent également être impliquées, comme Pseudomonas ou Streptococcus. La cystite est en général diagnostiquée dans un cabinet médical via un test d’urine utilisant une bandelette réactive. La bactérie E. coli est la plus souvent responsable de la maladie et le médecin opte généralement pour un soin efficace à l’aide d’un antibiotique pour combattre la bactérie intestinale. Si le patient a de doute ou si les signes persistent, un test de « cytobactériologique » urinaire ou ECBU peut être réalisé au laboratoire pour déterminer exactement la bactérie responsable, afin d’ajuster le traitement.

Les multiples facteurs qui peuvent être à l’origine de la cystite

Hormis la susceptibilité des femmes d’être plus fréquemment touchées par les infections, la contamination peut aussi être interne et se faire par voie sanguine. Ce cas très rare peut arriver chez les patients âgés. La cystite étant une maladie multifactorielle, les facteurs les plus courants qui favorisent le développement de cette infection sont le fait d’être une femme, mais aussi les rapports sexuels. Il convient de souligner que la cystite n’est pas transmise sexuellement, mais après un rapport sexuel, le taux de bactérie présente dans l’urine est 60 fois plus élevé. Ainsi, après toute activité sexuelle, il faut penser à uriner immédiatement pour éviter que les bactéries ne remontent jusqu’à la vessie. Il convient également de noter que l’infection urinaire est due aux mauvaises habitudes d’hygiène. Entre autres, certaines personnes ont l’habitude de s’essuyer d’arrière vers l’avant après leurs besoins, ce qui entraîne le risque de contamination du méat urinaire par les bactéries intestinales. L’usage des spermicides et l’âge de l’individu sont aussi associés à l’infection urinaire. Pour finir, certaines femmes notent que le port de sous-vêtements synthétiques ou de vêtements serrés augmente le risque de cystite récurrente. Ainsi, il est judicieux d’éviter une hygiène trop agressive.

Quelques mesures de prévention contre l’infection

Le manque d’hydratation est aussi à l’origine de l’infection urinaire. Lorsque la patiente ne boit pas assez, l’urine stagne dans la vessie, ce qui favorise la colonisation bactérienne. De plus, le refus d’aller aux toilettes, surtout chez les jeunes femmes, participe largement à la prévalence de la cystite. En bref, il faut penser à boire 1,5 litre d’eau chaque jour et uriner dès que le besoin se fait ressentir. L’hydratation est particulièrement importante dès l’apparition de la première cystite symptome. Bien qu’il n’existe aucun consensus scientifique, les produits qui sont conçus à base de canneberge semblent empêcher les bactéries du système urinaire de se fixer à la paroi vésicale. Cependant, pour être efficaces, certaines études confirment qu’ils doivent contenir au minimum 36 mg de proanthocyanidines de type A. Pour ce faire, il convient de lire les étiquettes ou de prendre du jus pur au lieu des produits dérivés.

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